| Titre de série : |
Mémoire Master Spécialisé WASH |
| Titre : |
Analyse des facteurs EHA influençant l’émergence et la propagation du cholera dans la province du haut Katanga en république démocratique du Congo : cas de la zone de santé de Kafubu (aire de santé d’ADRA 41) |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Félix LASSY WA MASANGU |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
106 p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
Le secteur de l’Eau, de l’Hygiène et de l’Assainissement (EHA) représente un levier fondamental pour le développement durable, en réduisant les inégalités, en prévenant les maladies hydriques, et en renforçant la résilience communautaire. Cette étude a analysé les déterminants EHA qui contribuent à la persistance du choléra en République Démocratique du Congo, en se focalisant sur la zone de santé de Kafubu, notamment l’aire de santé Adra 41 dans la province du Haut-Katanga. Malgré un potentiel hydrique considérable, 52 % de la population congolaise n’a pas accès à une eau améliorée, chiffre tombant à 29 % en milieu rural. Endémique depuis 1994, le choléra y a été amplifié par des conflits récurrents, des infrastructures inadéquates et une gouvernance déficiente. L’étude, de type transversal a combiné une revue documentaire, des enquêtes auprès de 145 ménages et une observation non participante. Les résultats ont révélé des carences majeures : 75,7 % des ménages disposaient de moins de 15–20 litres d’eau par jour et par personne, 72,5 % ne traitaient pas l’eau et 98,8 % n’assuraient jamais la vidange des latrines. Bien que 59 % des répondants connaissaient les pratiques d’hygiène, leur mise en œuvre était freinée par l’absence de savon et d’infrastructures. La résilience communautaire est restée faible : 64,8 % des ménages se sont déclarés vulnérables, et 97 % estimaient leur communauté mal préparée. Un écart entre savoirs et comportements a été observé, avec seulement 45,5 % des personnes informées adoptant des mesures préventives. Face à ce constat, l’étude recommande une approche holistique : infrastructures EHA durables, implication des femmes, gouvernance multisectorielle et sensibilisation adaptée. Ces stratégies, alignées sur l’ODD 6, visent à rompre le cycle de vulnérabilité et à éradiquer le choléra.
Abstract : The Water, Sanitation, and Hygiene (WASH) sector represents a fundamental lever for sustainable development, by reducing inequalities, preventing waterborne diseases, and strengthening community resilience. This study analyzed the WASH-related determinants contributing to the persistence of cholera in the Democratic Republic of the Congo, focusing on the Kafubu health zone, specifically the Adra 41 health area in Haut-Katanga province. Despite significant water resource potential, 52% of the Congolese population lacks access to improved water sources, a figure that drops to 29% in rural areas. Endemic since 1994, cholera has been exacerbated by recurrent conflicts, inadequate infrastructure, and poor governance. This cross-sectional study combined a literature review, surveys of 145 households, and non-participant observation. The findings revealed major shortcomings: 75.7% of households had access to less than 15–20 liters of water per person per day, 72.5% did not treat their water, and 98.8% had never emptied their latrines. Although 59% of respondents were aware of hygiene practices, implementation was hindered by the lack of soap and infrastructure. Community resilience remained weak: 64.8% of households reported being vulnerable, and 97% considered their community to be poorly prepared. A gap between knowledge and behavior was observed, with only 45.5% of informed individuals adopting preventive measures. In light of these findings, the study recommends a holistic approach: sustainable WASH infrastructure, inclusion of women, multisectoral governance, and context-appropriate awareness campaigns. These strategies, aligned with Sustainable Development Goal 6, aim to break the cycle of vulnerability and eradicate cholera. |
Mémoire Master Spécialisé WASH. Analyse des facteurs EHA influençant l’émergence et la propagation du cholera dans la province du haut Katanga en république démocratique du Congo : cas de la zone de santé de Kafubu (aire de santé d’ADRA 41) [texte imprimé] / Félix LASSY WA MASANGU . - 2025 . - 106 p. Langues : Français ( fre)
| Résumé : |
Le secteur de l’Eau, de l’Hygiène et de l’Assainissement (EHA) représente un levier fondamental pour le développement durable, en réduisant les inégalités, en prévenant les maladies hydriques, et en renforçant la résilience communautaire. Cette étude a analysé les déterminants EHA qui contribuent à la persistance du choléra en République Démocratique du Congo, en se focalisant sur la zone de santé de Kafubu, notamment l’aire de santé Adra 41 dans la province du Haut-Katanga. Malgré un potentiel hydrique considérable, 52 % de la population congolaise n’a pas accès à une eau améliorée, chiffre tombant à 29 % en milieu rural. Endémique depuis 1994, le choléra y a été amplifié par des conflits récurrents, des infrastructures inadéquates et une gouvernance déficiente. L’étude, de type transversal a combiné une revue documentaire, des enquêtes auprès de 145 ménages et une observation non participante. Les résultats ont révélé des carences majeures : 75,7 % des ménages disposaient de moins de 15–20 litres d’eau par jour et par personne, 72,5 % ne traitaient pas l’eau et 98,8 % n’assuraient jamais la vidange des latrines. Bien que 59 % des répondants connaissaient les pratiques d’hygiène, leur mise en œuvre était freinée par l’absence de savon et d’infrastructures. La résilience communautaire est restée faible : 64,8 % des ménages se sont déclarés vulnérables, et 97 % estimaient leur communauté mal préparée. Un écart entre savoirs et comportements a été observé, avec seulement 45,5 % des personnes informées adoptant des mesures préventives. Face à ce constat, l’étude recommande une approche holistique : infrastructures EHA durables, implication des femmes, gouvernance multisectorielle et sensibilisation adaptée. Ces stratégies, alignées sur l’ODD 6, visent à rompre le cycle de vulnérabilité et à éradiquer le choléra.
Abstract : The Water, Sanitation, and Hygiene (WASH) sector represents a fundamental lever for sustainable development, by reducing inequalities, preventing waterborne diseases, and strengthening community resilience. This study analyzed the WASH-related determinants contributing to the persistence of cholera in the Democratic Republic of the Congo, focusing on the Kafubu health zone, specifically the Adra 41 health area in Haut-Katanga province. Despite significant water resource potential, 52% of the Congolese population lacks access to improved water sources, a figure that drops to 29% in rural areas. Endemic since 1994, cholera has been exacerbated by recurrent conflicts, inadequate infrastructure, and poor governance. This cross-sectional study combined a literature review, surveys of 145 households, and non-participant observation. The findings revealed major shortcomings: 75.7% of households had access to less than 15–20 liters of water per person per day, 72.5% did not treat their water, and 98.8% had never emptied their latrines. Although 59% of respondents were aware of hygiene practices, implementation was hindered by the lack of soap and infrastructure. Community resilience remained weak: 64.8% of households reported being vulnerable, and 97% considered their community to be poorly prepared. A gap between knowledge and behavior was observed, with only 45.5% of informed individuals adopting preventive measures. In light of these findings, the study recommends a holistic approach: sustainable WASH infrastructure, inclusion of women, multisectoral governance, and context-appropriate awareness campaigns. These strategies, aligned with Sustainable Development Goal 6, aim to break the cycle of vulnerability and eradicate cholera. |
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