| Titre de série : |
Mémoire Master Spécialisé WASH |
| Titre : |
Analyse de l’efficacité des interventions PCI Wash sur la prévalence des maladies hydriques dans l’aire de sante de Mikala dans la zone de sante de N’sele dans la ville province de Kinshasa |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Paul MAYAMBA |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
116 p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
Cette étude visait à évaluer l’effet de l’intervention PCI-WASH (Prévention et Contrôle des Infections, Eau, Assainissement et Hygiène) sur la réduction des maladies hydriques dans l’Aire de Santé de MIKALA entre 2020 et 2024. Pour y parvenir, une approche méthodologique rigoureuse a été adoptée, combinant un modèle quasi-expérimental avant-après (pré-post) et une analyse longitudinale de cohorte. Le dispositif comprenait un groupe cible (aire bénéficiant des interventions PCI-WASH) et un groupe témoin (aire comparable n’ayant pas bénéficié directement des mêmes interventions), permettant ainsi de mieux isoler les effets réels des interventions sur les indicateurs étudiés et de renforcer la validité des résultats. Les données ont été collectées à partir de la base de données (SNIS, DHIS2), des rapports épidémiologiques, d’enquêtes de terrain, de focus groups et d’une enquête CAP (Connaissances, Attitudes, Pratiques) réalisée en fin de période. L’analyse a porté sur les tendances de prévalence des maladies hydriques (diarrhée, typhoïde, paludisme, etc.), les conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement, ainsi que les déterminants comportementaux et socio-économiques pouvant influer sur l’efficacité des interventions. Les résultats montrent une réduction significative, bien que modérée, des maladies hydriques dans la zone d’intervention (ex. : -14,55 % de diarrhée simple, -15,34% et -9,28% pour la fièvre typhoïde et le paludisme simple respectivement.), et une amélioration globale des indicateurs WASH (+19,04%), surtout dans les dimensions liées à l’éducation et la sensibilisation communautaire. Cependant, les effets ont été freinés par la qualité de l’eau due au faible taux de traitement de l’eau à domicile et à des facteurs contextuels tels que les inondations, la pauvreté et les limites de la couverture infrastructurelle. En synthèse, bien que la méthode pré-post avec groupe témoin ait permis d’isoler l’effet des interventions, les limites des études quasi-expérimentales imposent une lecture prudente. Toutefois, l’approche mixte utilisée fournit des preuves solides d’une efficacité modérée et met en lumière des axes d’amélioration (renforcement des infrastructures résilientes, la qualité de l’eau, ciblage des vulnérabilités socio-économiques) pour orienter des politiques PCI-WASH mieux adaptées aux milieux péri-urbains défavorisés.
Abstract : This study aimed to evaluate the effect of the IPC-WASH (Infection Prevention and Control, Water, Sanitation, and Hygiene) intervention on reducing waterborne diseases in the MIKALA Health Area between 2020 and 2024. A rigorous methodological approach was adopted, combining a quasi-experimental pre-post design and a longitudinal cohort analysis. The framework included a target group (area benefiting from IPC-WASH interventions) and a control group (comparable area not directly receiving the same interventions), enabling better isolation of the interventions' true effects on the studied indicators and strengthening the validity of the results. Data were collected from national health information systems (SNIS, DHIS2), epidemiological reports, field surveys, focus group discussions, and a KAP (Knowledge, Attitudes, Practices) survey conducted at the end of the period. The analysis focused on trends in the prevalence of waterborne diseases (diarrhea, typhoid, malaria, etc.), access to water and sanitation conditions, and behavioral and socio-economic determinants influencing intervention effectiveness. The results demonstrate a significant, albeit moderate, reduction in waterborne diseases in the intervention area (e.g., -14.55% for general diarrhea, -15.34% and -9.28% for typhoid fever and uncomplicated malaria, respectively), alongside an overall improvement in WASH indicators (+19.04%), particularly in dimensions related to education and community awareness. However, water quality due to low water treatment rates at home, contextual factors such as floods, poverty, and limited infrastructure coverage hindered the full impact. In summary, while the pre-post method with a control group helped isolate the interventions' effects, the limitations inherent to quasi-experimental studies require cautious interpretation. Nevertheless, the mixed-methods approach provides robust evidence of moderate effectiveness and highlights key areas for improvement (e.g., resilient infrastructure, water quality, targeting socio-economic vulnerabilities) to guide better-adapted IPC-WASH policies for disadvantaged peri-urban settings. |
Mémoire Master Spécialisé WASH. Analyse de l’efficacité des interventions PCI Wash sur la prévalence des maladies hydriques dans l’aire de sante de Mikala dans la zone de sante de N’sele dans la ville province de Kinshasa [texte imprimé] / Paul MAYAMBA . - 2025 . - 116 p. Langues : Français ( fre)
| Résumé : |
Cette étude visait à évaluer l’effet de l’intervention PCI-WASH (Prévention et Contrôle des Infections, Eau, Assainissement et Hygiène) sur la réduction des maladies hydriques dans l’Aire de Santé de MIKALA entre 2020 et 2024. Pour y parvenir, une approche méthodologique rigoureuse a été adoptée, combinant un modèle quasi-expérimental avant-après (pré-post) et une analyse longitudinale de cohorte. Le dispositif comprenait un groupe cible (aire bénéficiant des interventions PCI-WASH) et un groupe témoin (aire comparable n’ayant pas bénéficié directement des mêmes interventions), permettant ainsi de mieux isoler les effets réels des interventions sur les indicateurs étudiés et de renforcer la validité des résultats. Les données ont été collectées à partir de la base de données (SNIS, DHIS2), des rapports épidémiologiques, d’enquêtes de terrain, de focus groups et d’une enquête CAP (Connaissances, Attitudes, Pratiques) réalisée en fin de période. L’analyse a porté sur les tendances de prévalence des maladies hydriques (diarrhée, typhoïde, paludisme, etc.), les conditions d’accès à l’eau et à l’assainissement, ainsi que les déterminants comportementaux et socio-économiques pouvant influer sur l’efficacité des interventions. Les résultats montrent une réduction significative, bien que modérée, des maladies hydriques dans la zone d’intervention (ex. : -14,55 % de diarrhée simple, -15,34% et -9,28% pour la fièvre typhoïde et le paludisme simple respectivement.), et une amélioration globale des indicateurs WASH (+19,04%), surtout dans les dimensions liées à l’éducation et la sensibilisation communautaire. Cependant, les effets ont été freinés par la qualité de l’eau due au faible taux de traitement de l’eau à domicile et à des facteurs contextuels tels que les inondations, la pauvreté et les limites de la couverture infrastructurelle. En synthèse, bien que la méthode pré-post avec groupe témoin ait permis d’isoler l’effet des interventions, les limites des études quasi-expérimentales imposent une lecture prudente. Toutefois, l’approche mixte utilisée fournit des preuves solides d’une efficacité modérée et met en lumière des axes d’amélioration (renforcement des infrastructures résilientes, la qualité de l’eau, ciblage des vulnérabilités socio-économiques) pour orienter des politiques PCI-WASH mieux adaptées aux milieux péri-urbains défavorisés.
Abstract : This study aimed to evaluate the effect of the IPC-WASH (Infection Prevention and Control, Water, Sanitation, and Hygiene) intervention on reducing waterborne diseases in the MIKALA Health Area between 2020 and 2024. A rigorous methodological approach was adopted, combining a quasi-experimental pre-post design and a longitudinal cohort analysis. The framework included a target group (area benefiting from IPC-WASH interventions) and a control group (comparable area not directly receiving the same interventions), enabling better isolation of the interventions' true effects on the studied indicators and strengthening the validity of the results. Data were collected from national health information systems (SNIS, DHIS2), epidemiological reports, field surveys, focus group discussions, and a KAP (Knowledge, Attitudes, Practices) survey conducted at the end of the period. The analysis focused on trends in the prevalence of waterborne diseases (diarrhea, typhoid, malaria, etc.), access to water and sanitation conditions, and behavioral and socio-economic determinants influencing intervention effectiveness. The results demonstrate a significant, albeit moderate, reduction in waterborne diseases in the intervention area (e.g., -14.55% for general diarrhea, -15.34% and -9.28% for typhoid fever and uncomplicated malaria, respectively), alongside an overall improvement in WASH indicators (+19.04%), particularly in dimensions related to education and community awareness. However, water quality due to low water treatment rates at home, contextual factors such as floods, poverty, and limited infrastructure coverage hindered the full impact. In summary, while the pre-post method with a control group helped isolate the interventions' effects, the limitations inherent to quasi-experimental studies require cautious interpretation. Nevertheless, the mixed-methods approach provides robust evidence of moderate effectiveness and highlights key areas for improvement (e.g., resilient infrastructure, water quality, targeting socio-economic vulnerabilities) to guide better-adapted IPC-WASH policies for disadvantaged peri-urban settings. |
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